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Subventions pour la transition écologique : ce que les entreprises peuvent obtenir

Publié le 24/01/2026

Subventions pour la transition écologique : ce que les entreprises peuvent obtenir

La transition écologique est souvent perçue comme une contrainte réglementaire ou un coût supplémentaire pour les entreprises. Pourtant, elle représente aussi une opportunité de financement considérable. L’État, les agences publiques et les régions ont mobilisé des milliards d’euros pour accompagner les PME et TPE françaises dans leur transformation vers un modèle plus durable. Que vous souhaitiez réduire votre consommation d’énergie, décarboner votre production ou installer des panneaux solaires, des aides existent — encore faut-il savoir où les trouver.

Voici un tour d’horizon complet des dispositifs accessibles aux entreprises françaises en 2026.


Les aides de l’ADEME : le guichet incontournable

L’Agence de la transition écologique (ADEME) est l’acteur central du financement de la transition environnementale en France. Elle propose plusieurs dispositifs adaptés aux PME et TPE.

Tremplin pour la transition écologique des PME

Le programme Tremplin s’adresse aux PME qui souhaitent lancer une démarche structurée de transition écologique. Il finance jusqu’à 50 % des dépenses éligibles, avec un plafond d’aide de 100 000 euros. Sont éligibles les études préalables, les investissements matériels (éclairage LED, isolation thermique, équipements moins énergivores) et les actions de sensibilisation des salariés.

Pour être éligible, l’entreprise doit employer moins de 250 salariés et réaliser moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le dossier est déposé auprès de la direction régionale de l’ADEME.

Diag Décarbon’Action

Avant d’investir, encore faut-il savoir où agir. Le Diag Décarbon’Action est une prestation de diagnostic financée à hauteur de 70 % par l’ADEME pour les PME industrielles. Ce diagnostic, réalisé par un expert accrédité, identifie les leviers de réduction des émissions de CO2, chiffre les économies potentielles et priorise les actions. Il constitue souvent le point de départ indispensable pour accéder à d’autres financements ADEME.

Les aides à l’investissement industriel

Pour les investissements lourds (fours industriels, chaudières biomasse, systèmes de récupération de chaleur fatale), l’ADEME propose des aides à l’investissement pouvant atteindre 40 à 60 % du montant selon la taille de l’entreprise et la nature du projet. Ces aides sont octroyées sur appels à projets thématiques, publiés régulièrement sur le site de l’agence. L’anticipation est clé : certains appels à projets n’ouvrent qu’une ou deux fois par an.

Bpifrance Verte : prêts et fonds dédiés

Bpifrance a structuré une offre spécifique pour financer la transition écologique des entreprises françaises, regroupée sous l’appellation Bpifrance Verte.

Le Prêt Vert

Le Prêt Vert de Bpifrance permet de financer des investissements immatériels ou corporels liés à la transition écologique : audit énergétique, logiciels de gestion environnementale, véhicules électriques de flotte, équipements industriels à faible émission. Il est accordé sans garantie exigée sur les actifs financés, pour des montants allant de 50 000 à 5 millions d’euros sur 3 à 7 ans. C’est un outil particulièrement adapté aux PME qui manquent de garanties à apporter à leur banque.

Le Fonds Écotechnologies

Bpifrance gère également le Fonds Écotechnologies, un fonds d’investissement en capital destiné aux startups et PME innovantes développant des solutions environnementales à fort impact. Si votre entreprise développe une technologie verte — traitement des eaux, efficacité énergétique, recyclage avancé, mobilité propre — ce fonds peut prendre une participation minoritaire à votre capital pour accélérer votre développement.


Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : un mécanisme souvent ignoré

Les Certificats d’Économies d’Énergie constituent l’un des mécanismes de financement de la rénovation énergétique les moins connus des entreprises, alors qu’ils peuvent représenter une aide substantielle et rapide à obtenir.

Comment fonctionne ce mécanisme ?

Les fournisseurs d’énergie (EDF, TotalEnergies, Engie, etc.) ont l’obligation légale de promouvoir les économies d’énergie chez leurs clients. Pour remplir cet objectif, ils financent des travaux réalisés par des particuliers ou des entreprises. En échange, ils reçoivent des certificats attestant du volume d’économies générées.

En pratique, une entreprise qui réalise des travaux éligibles (isolation des bâtiments, remplacement d’un système de chauffage, installation d’un variateur de fréquence sur un moteur industriel) peut obtenir une prime directement financée par son fournisseur d’énergie. Le montant peut couvrir 10 à 30 % de l’investissement, voire davantage pour certaines opérations industrielles.

Comment en profiter ?

Il faut impérativement solliciter la prime CEE avant de signer le devis ou de commencer les travaux. De nombreux installateurs certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) gèrent cette démarche directement. Des agrégateurs CEE spécialisés peuvent également accompagner les entreprises gratuitement en échange de la cession des certificats générés.

Les aides régionales à la transition énergétique

Chaque région française dispose de son propre dispositif d’aide à la transition écologique, souvent complémentaire aux aides nationales et généralement plus accessible pour les TPE.

Des exemples concrets par région

En Île-de-France, la Région propose des subventions allant jusqu’à 200 000 euros pour les PME investissant dans des équipements à haute efficacité énergétique. En Auvergne-Rhône-Alpes, le dispositif « Entreprises pour l’environnement » cofinance les audits énergétiques et les investissements associés dans les secteurs industriels. En Nouvelle-Aquitaine, des aides spécifiques existent pour l’installation de panneaux photovoltaïques en autoconsommation, avec des taux de prise en charge pouvant atteindre 40 %.

La plupart des régions ont signé des Contrats de Plan État-Région (CPER) intégrant un volet transition écologique, générant des appels à projets réguliers. Le premier réflexe est de contacter le Conseil régional ou l’antenne régionale de l’ADEME pour connaître les dispositifs actifs.


Le crédit d’impôt pour investissements verts (C3IV)

La loi de finances 2024 a introduit le crédit d’impôt pour les investissements en faveur de l’industrie verte (C3IV), ciblant quatre filières stratégiques : batteries, panneaux solaires, éoliennes et pompes à chaleur. Ce crédit d’impôt peut atteindre 20 à 45 % des dépenses d’investissement éligibles, avec des taux majorés pour les zones défavorisées et les petites entreprises.

Le crédit d’impôt est imputable sur l’impôt sur les sociétés dû ; l’excédent est remboursable sous trois ans. Pour en bénéficier, l’entreprise doit obtenir un agrément préalable auprès du ministère chargé de l’industrie verte, en déposant un dossier décrivant la nature des investissements prévus et leur impact environnemental.


FAQ

Mon entreprise doit-elle avoir un certain bilan carbone pour être éligible aux aides ADEME ?

Non, la plupart des aides ADEME ne conditionnent pas l’éligibilité à un niveau d’émissions préalable. En revanche, certaines aides à l’investissement exigent de démontrer l’impact environnemental attendu du projet via un dossier technique. Le Diag Décarbon’Action permet justement de constituer cette base documentaire et de crédibiliser la demande auprès des financeurs.

Les aides à la transition écologique sont-elles cumulables avec des crédits d’impôt ?

Oui, dans la majorité des cas. Les subventions ADEME, les aides régionales, les primes CEE et les crédits d’impôt (C3IV, notamment) sont généralement cumulables, sous réserve que le montant total des aides publiques ne dépasse pas le plafond fixé par la réglementation européenne (généralement 80 % pour les PME). Il est recommandé de vérifier les règles de cumul spécifiques à chaque dispositif.

Quels sont les délais pour obtenir ces aides ?

Les délais varient fortement selon les dispositifs. Les primes CEE peuvent être obtenues en 2 à 4 semaines après la fin des travaux. Les aides ADEME sur dossier nécessitent en général 2 à 4 mois d’instruction. Les appels à projets nationaux peuvent demander 6 à 12 mois entre le dépôt et la notification. La règle d’or : ne jamais démarrer les travaux avant d’avoir reçu la notification d’attribution, sous peine d’être déclaré inéligible.


Conclusion

La transition écologique n’est pas seulement une obligation morale ou réglementaire : c’est un levier de compétitivité financé en grande partie par de l’argent public. Entre les aides ADEME, le Prêt Vert Bpifrance, les certificats d’économies d’énergie, les dispositifs régionaux et le C3IV, une PME bien accompagnée peut financer une part significative de ses investissements verts sans grever sa trésorerie.

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